Les additifs alimentaires

I.Introduction :

Les consommateurs sont de plus en plus exigeants en matière gustative. Ils cherchent des produits bénéfiques pour la santé mais aussi des aliments qui « ont du goût », qui aient une couleur attirante, qui se conservent longtemps… Les consommateurs se dirigent également vers des produits dépaysants : saveurs exotiques, « tex-mex », créoles, méditerranéennes…

Ainsi, des arômes et des additifs sont fabriqués pour répondre à ces demandes. Ces substances sont ajoutées intentionnellement et en petite quantité à un aliment au cours de sa préparation afin d’assurer une meilleure conservation ou de compenser la perte de qualités sensorielles. Elles peuvent être d’origine naturelle (minérale, végétale ou animale), issues de la transformation de substances naturelles ou obtenues par synthèse. Généralement, les molécules naturelles sont souvent trop fragiles ou trop coûteuses pour une production industrielle. Elles laissent donc leur place aux produits de synthèse.

Plan
I. Introduction
II. Historique
III. généralités :
III.1 Définition
III.2 Aspect réglementaire
III.3 origine
IV. Classification
V. Problèmes posé par l’utilisation des additifs
Téléchargement
  1. Historique :

ü Les additifs alimentaires ont, très tôt, été utilisés : dès l’Antiquité les hommes se servaient d’un additif « naturel », le sel, pour conserver les aliments rares (viande par exemple). En Egypte l’utilisation des épices et arômes servait à améliorer l’aspect de certains mets.

ü C’est au début des années 60 qu’un laboratoire coopératif français publia une première étude sur des « substances volontairement ajoutées aux aliments ».

ü En octobre 1972 parut un décret obligeant les industriels à inscrire sur leurs produits la liste des composants principaux et des produits d’addition.

ü En mai 1985: Établissement de la numération conventionnelle

Colorant (E100-E199); Conservateur (E200-E299)…..

ü En 1988:   autorisation de l’utilisation des édulcorant.

  1. I.                  Généralités

III.1 Définition :

Le Codex Alimentarius définit un additif alimentaire comme étant toute substance qui n’est pas normalement consommée en tant que denrée alimentaire, ni utilisée normalement comme ingrédient caractéristique d’une denrée alimentaire, qu’elle ait ou non une valeur nutritive, et dont l’addition intentionnelle à une denrée alimentaire dans un but technologique (y compris organoleptique) à une étape quelconque de la fabrication, de la transformation, de la préparation, du traitement, du conditionnement, de l’emballage, du transport ou de l’entreposage de ladite denrée entraîne, ou peut, selon toute vraisemblance, entraîner (directement ou indirectement) son incorporation ou celle de ses dérivés dans cette denrée ou en affecter d’une autre façon les caractéristiques.

III.2 Origine :

III.2.1 Les additifs alimentaires naturels

Ce sont des extraits de substances végétales ou animales existantes dans la nature (par exemple,

les extraits d’arbres, d’algues, de graines, de fruits, de légumes, etc.). On peut ainsi citer l’exemple de Curcumine (E100), un colorant naturel de couleur jaune-orange extrait de racines de Curcuma

III.2.2 Les additifs alimentaires obtenus par modification de produits naturels:

Ce sont des additifs obtenus par modification chimique d’un extrait naturel d’une substance végétale ou animale dans le but d’améliorer ses propriétés. C’est le cas, par exemple, des émulsifiants produits à partir des huiles végétales, des édulcorants issus des fruits et des acides organiques dérivés d’huiles comestibles.

III.2.3Les additifs alimentaires de synthèse

  1. A.      Les additifs alimentaires identiques aux naturels

Ce sont des substances utilisées pour substituer les additifs alimentaires naturels, mais elles sont obtenues par synthèse chimique. C’est le cas, par exemple, de l’acide ascorbique (vitamine C) et de l’acide citrique qui est utilisé comme acidifiant.

  1. B.    Les additifs alimentaires artificiels

Ce sont les additifs qui n’ont aucun homologue dans la nature. Ils sont entièrement artificiels, obtenus par synthèse chimique. C’est le cas par exemple de certains anti-oxygènes, colorant ou édulcorants à l’instar de la  saccharine.

III.4 Aspect réglementaires:

III.4.1 Justification de l’utilisation des additifs :

Pour être accrédité un additif alimentaire doit :

être technologiquement nécessaire, répondre à un besoin ;

avoir un rôle d’amélioration sur la conservation, la stabilisation ou les caractères organoleptiques ;

aider à la fabrication, l’emballage, le transport ;

ne présenter aucun danger pour la santé aux doses utilisées ;

être soumis à des essais toxicologiques permanents ;

répondre à des critères de pureté spécifiques ;

être employé dans des conditions précisées par produit et par dose, tenant compte de la dose journalière admissible et des apports faits par l’ensemble des aliments.

Plusieurs caractéristiques différencient un additif d’un aliment ;

Le terme « additif » fait notamment référence à un usage à très faible dose.

De plus, l’additif a généralement une formule moléculaire simple, alors que l’ingrédient ou aliment est un ensemble organique complexe.

L’emploi des additifs est refusé dans les cas suivant :

–         induire le consommateur en erreur.

–         Lorsqu’il diminue sensiblement la valeur nutritive d’un aliment.

–         Lorsqu’il dissimule les effets défectueux de fabrication.

–         Lorsque l’effet désiré peut être obtenu par des méthodes de fabrication économiquement et techniquement satisfaisante.

III.4.2 Autorisation de mise sur le marché :

La demande doit d’une part définir d’une façon rigoureuse que possible la substance pour laquelle l’autorisation de mise sur le marché est demandé, d’autre part donner tous les justificatifs d’innocuité.

Le fabricant doit élaborer trois dossiers :

Un dossier technique : il comprend les informations suivantes :

–         Définition et composition de la substance

–         Description du phénomène que le produit d’addition doit permettre d’éviter (oxydation, décoloration)

–          Description du procédé de fabrication

–         Rapport des critères retenus pour apprécier l’efficacité du produit.

Dossier toxicologique :                                                                                                         

C’est  au demandeur d’apporter la preuve d’innocuité de son produit. L’étude toxicologique comporte l’étude de toxicité aigue et l’étude de la toxicité à long terme.

Dossier analytique : il doit définir le nom et la nature chimique de la substance,

Sa formule brute et dévloppée, sa nomenclature, les caractéristiques physico-chimiques ayant permis d’identifier sa structure par les techniques classiques. Ces données permettent de déterminer le degré de pureté.

III.4.3 Dénomination des additifs alimentaires :

Leur dénomination est constituée d’une lettre E : (indiquant la provenance « E » pour communauté européenne) suivi de 3 chiffres indiquant la catégorie principale.

Les additifs sont classés principalement en quatre familles

  • Ø les colorants (E100 àE199)
  • Ø les conservateurs (E200 àE299)
  • Ø les anti-oxygènes (E300 àE399)
  • Ø les agents de texture (E400 àE495)
  • Ø De E500 àE1505, sont regroupés pêle-mêle de nombreux additifs alimentaires, dont les acidifiants, les arômes, les exhausteurs de goût et surtout les édulcorants. Parmi ces derniers, l’aspartame (E951) est le plus connu.
  • Ø Toute présence d’additif alimentaire doit être stipulée sur l’étiquette (aucune loi n’oblige à mentionner le dosage). Ils sont mentionnés par ordre quantitatif décroissant.
  1. IV.            Classification des additifs alimentaires :

Certains auteurs regroupent les différentes catégories en 3 groupes seulement. A savoir :

ü Les additifs qui maintiennent la fraîcheur et préviennent la dégradation des aliments,

ü  les additifs qui affectent les caractéristiques physiques ou physico-chimiques

ü et les additifs qui amplifient ou améliorent les qualités sensorielles. Certaines catégories peuvent appartenir à plusieurs groupes.

  1. 1.    Les additifs qui maintiennent la fraîcheur et préviennent la dégradation des aliments :

Ce groupe des additifs est constitué de 4 catégories dont les principaux sont les conservateurs et les antioxygènes. Les autres sont les séquestrants et les gaz d’emballage.

Conservateurs :

Ce sont les substances qui prolongent la durée de conservation des denrées alimentaires en les protégeant des altérations dues aux micro-organismes. C’est la série des additifs E200 à E299.

  • Les conservateurs minéraux :

Nitrites et nitrates (E249 – 252), utilisés traditionnellement dans les produits de charcuterie mélangés à du chlorure de sodium appelé « salpêtre », sous forme de sel nitré et sel nitraté.

  • Les Conservateurs organiques :

L’acide sorbique et sorbates (E200- E203) sont utilisés dans la conservation du pain tranché, des laits fermentés, des yaourts, de la mayonnaise et des confiseries.

Antioxygène :

Comme leur nom l’indique, ce sont des substances intervenant dans le processus d’oxydation des produits alimentaires dans le but d’empêcher ou de freiner l’action de l’oxygène moléculaire.

  • Antioxygènes d’origine naturelle :

l’acide ascorbique et ses sels : (E300- E304), l’acide ascorbique est un antioxygènes, acidifiant, séquestrant et renforçateur de goût. Utilisé pour les viandes en conserve, congelées, surgelées, charcuterie en salaison, fruits et légumes en conserve.

E306 tocophérols naturels : arômes, extraits et concentrés d’arômes, huiles essentielles, matières grasses composées allégées.

  • Antioxygènes de synthèse :

tocophérol de synthèse (E307- E309).

Gallates (E310- E312) : dans les huiles essentielles, matières grasses, margarines, beurres, gommes à mâcher.

Séquestrants :

Ce sont les substances qui forment des complexes chimiques avec les ions métalliques. Ils protègent les aliments contre les réactions d’oxydation initiées par la présence des métaux. L’acide citrique (E330) est un exemple des séquestrants ; utilisé dans plusieurs produits comme les jus et les nectars de fruits. Il est aussi un antioxygène et un régulateur de l’acidité.

Gaz d’emballage :

Ce sont les gaz autres que l’air, placés dans un contenant avant, pendant ou après l’introduction d’une denrée alimentaire dans ce contenant. Ils protègent les aliments contre les altérations dues à la présence de l’oxygène ou de l’air. Le dioxyde de carbone (E290) et l’azote (E941) sont les gaz de conditionnement les plus utilisés (le dioxyde de carbone est aussi un conservateur).

Ils sont utilisés pour les produits de charcuterie, produits de la pâte et les produits laitiers.

2- Les additifs qui affectent les caractéristiques physiques ou physico-chimiques des aliments :

Dans ce groupe, on distingue les catégories suivantes :

Affermissants :

Ce sont les substances qui permettent de rendre ou de garder les tissus des fruits et des légumes fermes ou croquants, ou qui, en interaction avec des gélifiants, forment ou raffermissent un gel. Le sulfate d’aluminium ammonique (E523), utilisé dans les fruits et légumes confits, cristallisés et glacés, est un exemple d’affermissants.

Humectants :

Ce sont les substances qui empêchent le dessèchement des denrées alimentaires en compensant les effets d’une faible humidité atmosphérique ou qui favorisent la dissolution d’une poudre en milieu aqueux. La série des tartrates (E334 – 337) est un exemple d’humectants, utilisés notamment dans les concentrés des jus de fruits.

Correcteurs d’acidité :

Ce sont les substances qui modifient ou limitent l’acidité ou l’alcalinité d’une denrée alimentaire. L’hydroxyde de sodium (E524) est un exemple de correcteurs d’acidité.

Antiagglomérants :

Ce sont les substances qui, dans une denrée alimentaire, limitent l’agglutination des particules. Les ferrocyanures (E535 – 538), un exemple d’antiagglomérants, sont largement utilisés dans le sel et ses produits de remplacement pour empêcher l’adhésion des particules de sels.

Antimoussants :

Ce sont les substances qui empêchent ou limitent la formation de mousse. Le diméthylpolysiloxane (E900) utilisé dans plusieurs produits comme les confitures, gelés et marmelades à base de fruits, est un exemple d’antimoussants.

Agents de charge :

Ce sont les substances qui accroissent le volume d’une denrée alimentaire, sans pour autant augmenter de manière significative sa valeur énergétique. La cellulose (E460) est un agent de charge, antiagglomérant, émulsifiant, stabilisant et épaississant utilisé dans le lactosérum en poudre et produits à base de lactosérum en poudre.

Emulsifiants :

Ce sont les substances qui, ajoutées à une denrée alimentaire, permettent de réaliser ou de maintenir le mélange homogène de deux ou plusieurs phases non miscibles telles que l’huile et l’eau. Les exemples incluent la lécithine (E322), les mono- et les diglycérides d’acide gras (E471) utilisés pour maintenir la texture et empêcher la séparation d’ingrédients dans des produits comme la margarine, la glace, les sauces pour salade et la mayonnaise.

Stabilisants :

Ce sont les substances qui, ajoutées à une denrée alimentaire, permettent de maintenir son état physico-chimique. Les stabilisants comprennent les substances qui permettent de maintenir la dispersion homogène de deux ou plusieurs substances non miscibles, ainsi que les substances qui stabilisent, conservent ou intensifient la couleur d’une denrée alimentaire. Le polyvinyl pyrrolidone (E1201) est un exemple de stabilisants, utilisé dans les compléments alimentaires en comprimés et dragées.

Agents moussants :

Ce sont les substances qui permettent de réaliser la dispersion homogène d’une phase gazeuse dans une denrée alimentaire liquide ou solide. L’extrait de quillaia (E999) est un exemple d’agents moussants, utilisé dans les boissons aromatisées sans alcool à base d’eau.

Gélifiants :

Ce sont les substances qui, ajoutées à une denrée alimentaire, lui confèrent de la consistance par la formation d’un gel. L’alginate de sodium (E401), l’alginate de calcium (E404) et l’agar-agar (E406) sont des exemples de gélifiants.

Agents d’enrobage (y compris les agents de glisse) :

Ce sont les substances qui, appliquées à la surface d’une denrée alimentaire, lui confèrent un aspect brillant ou constituent une couche protectrice. La cire d’abeille blanche (E901), la cire de candelilla (E902), la cire de carnouba (E903) et le shellac (E904) sont des exemples d’agents d’enrobage utilisés dans certains produits comme les produits de la confiserie et petits produits de boulangerie fine enrobés de chocolat.

Amidons modifiés :

Ce sont les substances obtenues au moyen d’un ou plusieurs traitements chimiques d’amidons alimentaires, qui peuvent avoir été soumis à un traitement physique ou enzymatique, et peuvent être fluidifiés par traitement acide ou alcalin ou blanchis. L’amidon oxydé (E1404) et la série phosphate d’amidon (E1410 – 1414) sont des exemples d’amidons modifiés. Les amidons modifiés replissent plusieurs fonctions ; ils sont des stabilisants, des épaississants, des émulsifiants ou/et des supports.

Poudres à lever :

Ce sont les substances ou combinaisons de substances qui libèrent des gaz et de ce fait accroissent le volume d’une pâte. Le carbonate de sodium (E500) est un exemple d’agents de levuration.

Epaississants :

Ce sont les substances qui, ajoutées à une denrée alimentaire, en augmentent la viscosité. La gélatine (E400 – 406) ou la pectine (E440) sont souvent employées à cet effet.

Agents de traitement de la farine :

Ce sont les substances qui, ajoutées à la farine ou à la pâte, améliorent sa qualité boulangère. La série des stéarates polyoxyéthylèniques de sorbate (E432 – 436) sont par exemple des agents de traitement de la farine utilisés dans les produits de la boulangerie fine. Ces additifs sont aussi utilisés comme antimoussants, émulsifiants, agents moussants et stabilisants.

Supports (y compris les solvants porteurs) :

Ce sont les substances utilisées pour dissoudre, diluer, disperser ou modifier physiquement de toute autre manière un additif alimentaire sans modifier sa fonction technologique (et sans avoir elles-mêmes de rôle technologique) afin de faciliter son maniement, son application ou son utilisation. Le glycérol (E422), l’agar-agar (E406), la cellulose (E460) et l’amidon oxydé (E1404) sont des exemples de supports utilisés dans les denrées alimentaires.

Gaz propulseurs :

Ce sont les gaz autres que l’air qui ont pour effet d’expulser une denrée alimentaire d’un contenant. Les gaz propulseurs autorisés pour les produits alimentaires sont l’argon (E938), l’hélium (E939), l’azote (E941), le peroxyde d’azote (E942) et l’oxygène (E948).

3 .Les additifs qui amplifient ou améliorent les qualités sensorielles des aliments :

Ce groupe regroupe les catégories qui affectent les qualités sensoriels des aliments, notamment le goût et/la couleur. On distingue dans ce groupe, les catégories suivantes :

Colorants :

Ce sont les substances qui ajoutent ou redonnent de la couleur à des denrées alimentaires. Ils permettent de pallier une perte de coloration survenue pendant la production ou due à des variations saisonnières (par exemple le beurre), de colorer des aliments incolores et de renforcer une idée gustative spécifique (comme dans la confiserie, le vert ou le jaune pour le goût citron). Les aditifs de cette catégorie correspondent à la série E100 à E199.

Acidifiants :

Ce sont les substances qui augmentent l’acidité d’une denrée alimentaire et/ou lui donnent un goût acide. Ils peuvent aussi être classés dans le groupe des « additifs qui maintiennent la fraîcheur et préviennent la dégradation des aliments » puisqu’ils contribuent à la conservation des aliments par diminution du pH. Pour la même raison, ils peuvent aussi être classés dans le groupe des « additifs qui affectent les caractéristiques physico-chimiques des aliments ». L’acide acétique et ses dérivés (E260 – 263) sont des acidifiants largement utilisés dans les fruits et légumes en conserve.

Exhausteurs de goût :

Ce sont les substances qui renforcent le goût et/ou l’odeur d’une denrée alimentaire. Le plus connu d’entre eux est le glutamate de sodium (E621), qui est employé pour révéler et augmenter les saveurs des produits alimentaires auxquels il est ajouté. Il est employé principalement dans des aliments assaisonnés et dans une large variété de plats orientaux.

Edulcorants :

Ce sont des substances n’appartenant pas au groupe des hydrates de carbone et qui ont un pouvoir sucrant, parfois important par rapport à celui du sucre, mais qui, par rapport à leur pouvoir édulcorant, n’ont aucune valeur nutritive ou qu’une valeur nutritive très faible. Ils sont utilisés pour communiquer une saveur sucrée aux produits alimentaires et sont utiles dans les aliments allégés ou diététiques, comme ceux pour les diabétiques.

Arômes

Les arômes sont des substances utilisées pour donner du goût et/ou une odeur aux aliments. La législation communautaire définit différents types d’arômes, tels que les substances aromatiques naturelles, naturelles- identiques ou artificielles, préparations aromatisantes d’origine végétale ou animale, les arômes de transformation qui augmentent la saveur après chauffage et les arômes de fumée.

  1. V.               Problèmes posés par l’utilisation des additifs alimentaires :

Les additifs contiennent souvent des substances chimiques qui, à forte dose, provoqueraient ballonnements, nausées puis vomissements. Afin d’éviter de tels problèmes, une dose journalière admissible (DJA), en dessous de laquelle aucun effet n’est constaté sur l’organisme, a été définie pour certains additifs, sans pour autant lever le problème de l’information des consommateurs.

Certains additifs sont suspects d’être cancérigènes lorsqu’ils sont abusivement utilisés

Des réactions à la tartrazine (E102) et au carmin (E120 ou cochenille rouge)

ont été rapportées de temps à autre chez des individus sensibles. Les symptômes comprennent des éruptions cutanées, une congestion nasale et de l’urticaire, bien que l’incidence soit très faible (12 personnes sur 10 000). Très rarement, des réactions allergiques ont été rapportées pour le carmin. La tartrazine a parfois provoqué de l’asthme chez des individus sensibles.

 

Les sulfites

Les sulfites (E220 – 228) peuvent déclencher chez les individus sensibles (asthmatiques) de l’asthme, caractérisé par des difficultés à respirer, de l’essoufflement, des râles et de la toux.

Glutamate de sodium et l’aspartame

Le glutamate de sodium (E621) est composé de sodium et d’acide glutamique.

Le glutamate est aussi un exhausteur de goût employé dans les plats préparés, l’alimentation chinoise, certaines sauces et les potages. Le glutamate a été accusé d’une variété d’effets secondaires incluant des maux de tête et des picotements. Cependant, aucune étude scientifique ne montre un lien entre le glutamate et ces réactions, suggérant qu’un autre composant du repas, ou même un stimulus psychologique, puissent être responsables d’effets défavorables. De la même manière, l’aspartame (E951), un édulcorant intense (une autre substance composée d’acides aminés naturels : l’acide aspartique et la phénylalanine) a été accusé de tous les maux, sans qu’aucun ne puisse être validé par des études scientifiques.

Le rouge 2G

Le Rouge 2G (E128) est la dénomination commune usuelle pour le colorant

monoazoïque 8- acétamido-1-hydroxy-2-phénylazo-naphthaline-3,6-disulphonate disodique. Suite à une réévaluation de l’innocuité des additifs alimentaires par le l’AESA (Autorité européenne de sécurité des aliments), il a été démontré que, dans le corps humain, le Rouge 2G se transforme en grande partie en aniline. Sur la base d’études conduites sur l’animal, le groupe scientifique a conclu que l’aniline devrait être considérée comme cancérigène.

Cet article, publié dans Bromatologie, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s